Jean Pierre André

Jean Pierre André

 

                                  La chorale scénique, les Polissons de la Chanson, a eu l’opportunité de rencontrer Jean- Pierre ANDRE qui a élu domicile, depuis trois ans, à Sarzeau, et qui a bien voulu faire bénéficier gracieusement de son expérience théâtrale la troupe des Polissons. Cette expérience, il n’a cessé de l’enrichir au cours d’une longue carrière entièrement consacrée au théâtre. Comédien, metteur en scène, professeur et directeur de théâtre, il a exercé parallèlement toutes ces différentes facettes de son métier depuis plus de 40 ans.

 

Après une formation classique, dès 15 ans, au Conservatoire national de région de Versailles, il fait ses débuts auprès de Jean Piat et Denise Gence en  1962. Puis après deux années au cours de Jean-Laurent Cochet, où les élèves se nomment entre autres, Gérard Depardieu, André Dussolier, Claude Jade, il est reçu à l’ENSATT en 1966. Il y fait un passage éclair et après son service militaire, il entame en 1967 auprès de Madeleine Robinson et Jean Marais, une carrière de comédien jalonnée de nombreux rôles au théâtre et à la télévision.

En 1976, il signe sa première mise en scène, le « Dom Juan » d’André Obey, pour le Festival de Vaison-la-Romaine et FR3. L’année suivante, il créé sa propre compagnie, “Le Théâtre du Triangle”, qu’il dirigera durant plus de 20 ans et pour laquelle il signera de nombreuses mises en scènes, classiques et créations, tant dans ses théâtres successifs que pour d’autres scènes en région ou à Paris. L’une de ses premières mises en scène commandée par la Maison de la Culture de Nantes, « L’Avare » de Molière, fera le tour du monde et sa dernière mise en scène, « Le Jeu de l’amour et du hasard » de Marivaux, clôturera les 20 ans de sa compagnie, en participant pour la première fois au Festival Off d’Avignon, en 1996.  Entre temps il aura monté Shakespeare, « Le Roi Lear » interprété par  Jean Marais, puis Pierre Boudot avec la création de « Douceur », Catherine Paysan celle de « Attila Dounaï », etc…

En 1982, il est nommé à la direction du Théâtre Municipal du Casino d’Enghien-les-bains, auquel il rendra une notoriété perdue, grâce à une programmation redevenue contemporaine.

En 1989, il est appellé à la direction du tout nouveau Théâtre Alexandre Dumas de St-Germain-en-Laye. En six ans, il en fait l’une des scènes les plus dynamiques de la Région Ile de France, avec pour seuls moyens les subventions municipales.

En 1994, il créé ADES, Agence de Diffusion Européenne de Spectacles, plus particulièrement orientée vers les musiques du monde, la variété et la danse. Entre autres il y produit deux séries de concerts en France du Mount Nebo Mass Choir, formation Gospel de la plus importante paroisse baptiste de Harlem à New-York. Leur deuxième venue est très remarquée à l’occasion du Festival musical de Montpellier, organisé par France Culture, et des Rencontres internationales de Martigues. Egalement, les clowns italiens les Colombaïoni, le spectacle de claquette et jazz de Jean-Pierre Cassel, Elisa Monte Dance Company, troupe chorégraphique new-yorkaise. En 1995, il produit et accompagne au Japon pour une série de galas, Marie-Claude Pietragalla et sa compagnie.

En 1994, Jean-Claude Brialy lui commande une mise en scène de Britannicus, avec Françoise Fabian et Nicolas Briançon, pour le Festival d’Anjou et d’Ajaccio, suivi d’une série d’autres festivals (Bonaguil, La Baule, Ramatuelle), une importante série suivra à St-Germain puis en tournée en France.

En 1997, le Conservatoire libre du Cinéma français, lui demande de créer un département de formation des acteurs. Il y enseignera jusqu’en 2001, tout en ayant en charge la surveillance de la construction du premier théâtre inauguré en l’An 2000, le Centre d’Art et de Culture de Meudon.

Il dirigera ce Centre jusqu’en 2006, alternant accueil, créations contemporaines et résidences de compagnies, La Nuit et le Moment Théâtre de Christophe Lidon et le Ballet Jazz Art de Raza Hammadi.

En 2006, il décide de mettre un terme à ses activités parisiennes en concevant et mettant en scène au Trianon, un spectacle musical qui lui tenait à cœur, entièrement consacré à Léo Ferré, « Passantes ». Puis, attiré depuis toujours par le monde de la voile, il décide avec son épouse, de rejoindre son frère, artiste plasticien, installé depuis plusieurs années sur la Presqu’île de Rhuys.

Aujourd’hui, il a accepté la coprésidence d’une association nautique vannetaise et se lance pour la première fois et avec enthousiasme dans une collaboration avec le monde amateur du théâtre et de la chanson.

C’est ainsi qu’il a pris en marche le projet de spectacle des  Polissons de la Chanson, monté en partenariat avec la Communauté de communes de la Presqu’île. Un spectacle à ne pas manquer, qui vous fera voyager et rêver, en chansons, en images et … à bicyclette, dans diverses villes et régions de France.

 

« Quel beau voyage ! »

 

5 et 6 juin

 

Espace culturel l’Hermine de Sarzeau

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